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Histoire & Patrimoine

La commune de Cluses offre très peu de bâti ancien. Et pourtant, elle est l’héritière d’une histoire pluriséculaire.

Cluses, bourg indépendant dès le XIVe siècle

Lorsqu’en 1310, le seigneur Hugues de Faucigny accorde une Charte des Franchises à la ville de Cluses, c’est déjà une petite cité prospère d’environ 800 âmes.

Mais son développement est ensuite freiné par les guerres, les épidémies et les incendies qui la ravagent régulièrement, et par les aléas climatiques (le "petit âge glaciaire") qui contrarient son agriculture. À l’aube du XVIIIe siècle, Cluses compte moins de 800 habitants. Cela n’empêche pas la fondation d’un hôpital (vers 1360), d’un couvent (1471) et d’un collège d’humanités (1642).

Introduction de l’activité horlogère

C’est au début du XVIIIe siècle que commence l’histoire industrielle de Cluses et de sa région. Vers 1715, Claude Joseph Ballaloud introduit dans son village au dessus de Cluses le travail de production de pièces d’horlogerie en sous-traitance pour les fabriques horlogères de Genève. Il fait de nombreux émules parmi les habitants qui trouvent là un complément substantiel à leurs maigres revenus agricoles.

L’activité se développe lentement mais de manière continue : il est difficile de donner une évolution chiffrée et sûre du nombre d’horlogers car ce n’est pas, dans la région, un métier à part entière : c’est une activité parfois principale, parfois secondaire. Une chose est certaine cependant : l’horlogerie s’installe en moyenne vallée de l’Arve comme un moyen d’éviter une émigration saisonnière voire définitive.

Les conséquences du grand incendie

En 1844, un violent incendie dévaste complètement la cité horlogère. Peu de bâtiments subsistent. Cette catastrophe donne paradoxalement naissance à un "Cluses moderne". La ville est reconstruite selon un plan et un règlement d’urbanisme visant à prévenir les risques d’incendie, intégrant les règles hygiénistes en vogue à l’époque et prévoyant l’extension urbaine. Une école d’horlogerie, gérée par l’État, est créée pour dynamiser l’économie locale.

L’annexion de la Savoie à la France en 1860 conforte ce nouveau départ. A la fin du XIXe siècle, Cluses vit une petite révolution industrielle grâce à l’énergie hydroélectrique et au développement du machinisme et des usines, et compte alors plus de 2 000 habitants. Le chemin de fer arrive en 1890.

De l’horlogerie au décolletage

Le début du XXe siècle est l’occasion d’un nouveau tournant pour Cluses et l’ensemble de la région. Le décolletage, technique d’usinage utilisé dans la production horlogère, devient une industrie à part entière en multipliant ses débouchés (industrie automobile, aviation, armement, téléphonie, électroménager, aéronautique, etc).

La Deuxième Guerre mondiale n’arrête pas l’expansion de l’industrie du décolletage, au contraire. Elle connaît son âge d’or, avec les "Trente Glorieuses" (1945-1974) : les besoins du pays sont énormes et dans presque tout produit manufacturé, il y a des pièces décolletées... L’expansion phénoménale de l’industrie entraîne un afflux démographique (la ville passe de 3 416 habitants en 1946 à 15 268 en 1975) et un développement urbain sans précédent : les nouveaux quartiers poussent comme des champignons.

Et aujourd’hui

Aujourd’hui, Cluses reste une ville très industrialisée. À côté du décolletage s’est développée une industrie de mécanique de très haute précision. Avec 18 000 habitants à l’aube du IIIe millénaire, Cluses trouve son point d’équilibre. La qualité du cadre de vie est désormais au cœur du développement de la ville : les efforts se concentrent sur l’aménagement de l’espace urbain, la construction de structures à vocation culturelle et le développement de services à la personne.

Le parcours patrimonial

Pour revivre ces 700 ans d’histoire, la ville possède son propre parcours patrimonial.
Ce qui vous est proposé vous emmène de l’église Saint Nicolas, le plus ancien bâtiment de la ville aux quartiers nés pendant les trente glorieuses tels les Ewües ou la Sardagne. Ce sont ces 700 ans d’histoire qui s’ouvrent à vous grâce à ce parcours associé à des vidéos téléchargeables sur votre smartphone ou votre tablette par le biais des flashcodes situés sur les 14 panneaux.

Téléchargez le plan du parcours.

Contact

Service Archives et Patrimoine
04 50 96 69 44
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